La Marche pour la vie réaffirme ses priorités

Après le succès de l’édition 2017 de la Marche pour la Vie, qui a réuni près de 3000 personnes ce dimanche à Bruxelles, un constat s’impose : enfin, les sujets de l’avortement et de l’humanité de l’enfant à naître sont de nouveau débattus.

C’est pourquoi nous réaffirmons paisiblement, loin de toute agressivité médiatique, nos objectifs :

  1. Nous demandons de réelles politiques qui visent à réduire le nombre d’avortements en s’adressant aux causes en amont de ce drame : un choix qui s’impose aux femmes fragilisées n’est PAS un choix. Comment ne pas voir la réalité des pressions dues aux circonstances financières, familiales, sociétales, et qui conditionnent inévitablement leur soi-disant choix ?
  1. Nous demandons des politiques qui protègent la vie humaine de chacun et la vie de tous. Au-delà de l’interdiction pure et simple de l’avortement, nous proposons que l’avortement devienne impensable.
  1. L’avortement, c’est notre responsabilité à tous ! L’abdication de nos politiques pour les soutenir empêche certaines femmes de mettre au monde leur enfant. L’avortement est et restera toujours un échec pour toute la société, et aussi pour les soignants qui s’y voient confrontés, car l’avortement est et restera toujours un drame.
  1. Nous demandons une hausse conséquente des subsides pour des associations encore trop peu nombreuses telles que les maisons maternelles qui offrent la possibilité aux femmes de mener sereinement à terme leur grossesse, leur viennent ensuite en aide et leur fournissent les aides dont elles ont réellement besoin.

Par notre engagement, nous voulons encourager chacun à une véritable écologie humaine où l’enfant à naître est reconnu et respecté, au même titre que celle de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte.

Que voulons-nous dire aux médias qui souhaitent discréditer notre engagement ?

Notre porte-parole francophone, Constance du Bus, a déclaré le jour de la Marche qu’en Belgique il était possible d’avorter jusqu’à la naissance.
L’avortement, comme mentionné dans les Rapports officiels de la Commission d’évaluation, est possible jusqu’à 12 semaines de grossesse dans certaines conditions, mais aussi au-delà de ce délai sans aucune limite de date, lorsque la santé de la mère est en danger ou lorsque l’enfant à naître est atteint d’une affection grave ou incurable. L’avortement pour raisons médicales au-delà de la douzième semaine est donc réellement possible jusqu’au moment de la naissance de l’enfant.

À cet égard, la porte-parole de la Marche pour la Vie s’est référée à deux témoignages reçus en direct, selon lesquels des enfants avaient été avortés le jour précédent leur naissance pour cause de surdité et de doigts manquants. Cette affirmation n’a pas manqué de choquer, et on peut le comprendre.

Tablant sur une exagération, certains ont voulu discréditer Constance du Bus, et de là tout notre engagement. (Voir article de la RTBF intitulé :  « En Belgique, on peut avorter la veille de l’accouchement parce qu’il manque un doigt à l’enfant [i] »).

Or il se fait que ces cas d’avortement pour polydactylie et surdité, aussi douloureux et choquants soient-ils, sont bien enregistrés dans les rapports officiels de la commission, qui peuvent difficilement être discrédités.

C’est pourquoi la Marche pour la vie, aujourd’hui, invite cordialement les journalistes à consulter les Rapports de la Commission officielle d’Évaluation de l’avortement. Ils pourront y constater la véracité des propos de Constance du Bus.

Source : http://organesdeconcertation.sante.belgique.be

Cet épisode a ainsi permis de mieux connaître la réalité de l’avortement en Belgique et de l’aide à apporter aux familles.
L’engagement de notre génération et des Marcheurs pour la vie ne s’en trouvent que d’autant plus renforcés !

[i] Notons d’ailleurs que cet article a été modifié depuis la première version publiée.

(crédit photo : Belga)