Ce dimanche à Bruxelles aura lieu la traditionnelle «  ». L’édition de cette année dénonce l’euthanasie des enfants malades. Une veillée de prière est également prévue.

Marche pour la vie de Bruxelles (2012)

Depuis 2010, un collectif de jeunes et d’étudiants organise la « Marche pour la Vie »: une manifestation familiale et festive pour défendre la protection des plus faibles. Le rendez-vous est donné ce dimanche 30 mars à 14h au Mont des Arts (centre-ville de Bruxelles).

Si l’organisation est apolitique et non-confessionnelle, une veillée de prière est également prévue.

Confusion des genres?

Depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, circule l’invitation à une veillée de prière pour la « Marche pour la Vie « . Si depuis quelques années, la date de la veille du 1er dimanche de l’Avent est réservée à la prière pour la vie naissante, rien n’empêche de consacrer d’autres temps de prière à l’accueil de la vie.

Cette veillée, qui aura lieu ce samedi 29 mars à 20h15 en l’église Sainte Marie-Madeleine à Bruxelles. Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a déjà confirmé sa présence. On ignore pourquoi les organisateurs ont choisi la petite église Marie-Madeleine, mais nul doute que sa situation à côté de la Gare centrale permettra à de nombreux fidèles de s’y rendre très facilement. (Voir ici).

Mais n’est-il pas étrange de prier avant une manifestation? Il serait en tout cas déplacé de confondre les deux. Ces dernières années, de nombreux fidèles se sont progressivement conscientisés à l’idée de s’engager de manière citoyenne, surtout chez les jeunes. Or, certains ne se sentent pas appelés à manifester ou à défendre publiquement leurs opinions dans des débats parfois houleux. Quand on se sent impuissant ou pas assez bon pour s’engager publiquement, il est toujours possible de confier ses espérances à Dieu. Prier entre chrétiens: un choix personnel qui ne contrecarre en rien le débat public.

Un changement de cap?

Alors que les premières éditions de la « Marche pour la Vie » étaient focalisées exclusivement sur l’avortement, il semble que les organisateurs aient élargi le thème de cette année.

Après le vote de l’euthanasie des enfants malades, après la révélation des dysfonctionnements de la Commission de contrôle, on pouvait se demander si l’émoi dans la population allait être suivi de faits.

Car quand on parle de « défendre la vie », il ne faudrait pas se focaliser exclusivement sur l’avortement. La vie humaine est menacée à différents stades de son développement: lorsque l’enfant à naître n’est pas désiré, mais aussi lorsque la personne malade n’est plus acceptée par la société. On peut donc saluer cette ouverture de la « Marche pour la Vie » à d’autres sujets que l’avortement.

Souvent taxée de ne rassembler que des personnes âgées, il semble que les participants soient désormais de plus en plus jeunes. C’est du moins ce que l’on peut voir sur la vidéo publiée par les organisateurs, dans laquelle différentes personnes expliquent – de manière drôle ou sérieuse – pourquoi elles ont décidé de participer à cette manifestation festive.